Cosmétique de l'envie·Dans notre valise·Les chroniques de mademoiselle

Des jambes de rêve

Chères lectrices,

 

Je ne sais toujours pas ce que je vais faire question carrière mais comme il n’y a pas de petites victoires sur la vie, que toutes ont leur importance au palmarès de mon bien-être, j’ai au moins le plaisir de vous dire que j’ai trouvé de quoi ressembler légèrement plus à une sirène qu’une volaille dans mon combishort.

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Pour toutes les filles qui un jour ont testé un autobronzant et se sont réveillées si orangées de la face et des doigts de pieds qu’elles ont tout de suite pensé au petit Tomme (voire à de la Mimolette) dans la Forêt d’Emeraude (et accessoirement à la réaction de leur père), j’ai trouvé une crème qui permet au mollet de poulet de tricher avec la lumière sans faire de pâtés orangés et dégouliner du creux poplité. Ce n’est pas un autobronzant mais une crème hydratante qui réfléchit la lumière et teinte à peine la peau le temps d’une journée sans salir les vêtements.

Il s’agit de la crème teintée Super Model Body de Charlotte Tilbury. Il n’y a pas plus humble comme grifouille sur l’emballage. « Trichez avec ce tube pour obtenir un corps de mannequin (sic)… grâce à mon truc astucieux pour avoir un « corps de vedette ». Chatoiement et apparence plus mince (je n’ai pas du en mettre assez). Sculpte, hydrate et brille. » Il n’empêche que mes jambes ultra blanches ont meilleure allure avec que sans. A mon avis, ça doit également unifier très joliment les peaux noires.

Super Model Body contient un mélange de métaux précieux qui réfléchissent la lumière et donne à la peau un aspect lumineux, légèrement doré. Il contient également de la caféine et du menthol.

PS: N’est pas précisé si la formule contient également un concentré des pouvoirs génétiques de Farrah Fawcett et Elle McPherson.

 

Dans une version plus bio, je pensais mélanger L’or bio de Melvita avec de l’huile de carotte. Quelqu’un a déjà essayé ?

 

Dans notre valise·Joutes vestimentaires

Plume chérie

« Je t’ai toujours dit que ton métier n’était pas adapté à la vie de famille. C’est trop risqué de vivre de ta plume avec trois enfants. »

« Oui mais c’est ce que je sais faire. Dans le bien comme dans le mal, tout ce qui fait mon caractère est utile dans mon travail. Et j’aime ce travail. Il me permet d’être pleinement moi. »

« Oui, et bien il va te falloir atterrir et être un peu moins toi si tu veux devenir indépendante, ma chérie. »

Dans notre valise·Ma vie de penderie

Les plaisirs régressifs du combishort

Le combishort frétille. Il se voit déjà en haut de l’affiche. Personne ne va oser le contredire. Pour l’instant, mademoiselle parle de le porter tout le temps et d’acheter d’autres combis. Sur ses jambes, elle met une crème nacrée qui fait la peau douce, halée et scintillante. Rien que pour lui ! Et moi, à quoi ai-je droit ? Se parfume-t-elle avant de m’enfiler ? Se tartine-t-elle le buste de baume pour adoucir notre contact ? Pensez-vous ! La seule chose que ce combi et moi avons en commun est le prix. Nous sommes des vêtements considérés comme « abordables ». Nos marques sont peu prestigieuses. je viens de Monoprix, il sort de chez Jennyfer. Mademoiselle a eu beau écrire sur la couture et le prêt-à-porter durant quelques années, elle ne tombe réellement en amour que pour des vêtements pas chers. Un petit détail, une couleur… et nous voici dans son coeur, à nourrir son imagination. Je la vois dans son combishort à perfectionner certaines postures de yoga pour mieux observer ses fesses. Il a réussi un exploit que je n’ai pas renouvelé ces dernières années: il a réveillé en elle la petite fille idolâtrant Punky Brewster et la jeune fille romantique qui se pâmait encore récemment devant un épisode d’Orgueil et Préjugés.

Mon mohair a vraiment du Darcy à se faire…

Dans notre valise·Les chroniques de mademoiselle·Ma vie de penderie

London Bridge

London Bridge will not fall down!

Cet été, mademoiselle nous a emmenés travailler à Londres, comme il le lui arrive parfois. J’ai essuyé la pluie sur ce pont début août sans me douter que quelques mois plus tard les mailles d’autres passants y essuieraient larmes et sang. Aujourd’hui, j’ai la maille serrée et le désir d’en découdre avec l’injustice qui frappe nos pays mais je me sens terriblement impuissant, si petit face aux évènements.

I see no bravery in these attacks.